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Les pavages sont une partition
du plan : avec un nombre fini de figures, on recouvre le plan
sans laisser d'interstices. Il y a des pavages périodiques : on
peut déduire tout le pavage à partir d'une partie, en faisant
des translations. Les pavages classiques utilisent des polygones
comme les triangles, les carrés, les losanges.
On trouve des pavages dans
la nature par exemple dans les cristaux et les nids d'abeille.
Ceci s'explique toujours par
un problème d'optimisation. Dans le cas des nids d'abeilles, le
but est de construire des alvéoles en utilisant le moins de cire
possible. On ne connaît que trois sortes de polygones réguliers
qui permettent de paver le plan : le triangle équilatéral, le
carré et l'hexagone. L'hexagone est le polygone le plus proche
d'une structure de cercle. Or le cercle est la figure géométrique
qui a la surface maximale pour un périmètre donné. Ce qui laisse
penser que l'hexagone sera le polygone pour lequel le rapport
périmètre sur surface sera minimal, donc la consommation de cire
sera minimale. Une démonstration mathématique de ce résultat a
été apportée en deux étapes par les mathématiciens Fejes Toth
(en 1943) et Thomas Hales (en 1999), qui ont respectivement démontré
que l'hexagone était le polygone le plus économique pour paver,
et qu'on ne pouvait pas trouver de meilleure solution en prenant
des formes dont les côtés ne sont pas droits.
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L'autre apparition la plus
connue des pavages dans la nature est les cristaux. Cette structure
a été découverte par l'abbé René Just Hauy qui a constaté que
lorsqu'il faisait tomber un cristal, les faces des morceaux qui
en résultaient étaient les mêmes que celles du cristal de départ.
Il en a déduis que le cristal pourrait en fait être constitué
de parallélépipèdes empilés les uns sur les autres et qui donneraient
en fait un pavage. Ces parallélépipèdes sont en fait appelés maille
élémentaire (ou motif) du cristal. La maille élémentaire caractérise
à elle seule tout le cristal car il suffit de la translater dans
les trois directions de l'espace pour obtenir le cristal en entier.
Les éléments chimiques adoptent
cette structure seulement dans des conditions bien particulières,
à savoir : il faut qu'ils aient fondu et qu'ils refroidissent
assez lentement pour pouvoir se former. Si le refroidissement
est trop rapide, on obtient ce qu'on appelle du verre : l'élément
est constitué des mêmes atomes, mais ils sont agencés de manière
assez aléatoire : rien à voir avec la régularité d'un pavage.
Par ailleurs, des calculs peuvent montrer que la disposition sous
forme de pavage en trois dimensions est la forme la plus stable
que l'on peut trouver pour un élément. Une fois encore, rien n'est
du au hasard.
suite
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